Quand un dossier arrive sur notre bureau, on ne commence pas par les tableaux financiers. Voici exactement ce qu'on regarde en premier — et pourquoi.
1. La clarté de l'usage des fonds
La première question est simple : l'argent sert à quoi ? Un entrepreneur qui répond « développer l'activité en général » n'a pas encore assez précisé sa pensée. On cherche un équipement identifié, une ouverture de marché précise, un cycle de production concret à financer. Plus c'est concret, mieux c'est.
2. La qualité de gestion, pas la qualité du pitch
On investit autant dans des personnes que dans des entreprises. La façon dont vous répondez aux questions difficiles, dont vous décrivez vos erreurs passées, dont vous parlez de vos équipes — tout ça nous en dit plus que n'importe quelle présentation.
3. La trajectoire, pas le point de départ
Une entreprise de 2 ans avec 30 % de croissance annuelle nous intéresse plus qu'une entreprise de 10 ans avec un chiffre d'affaires stable. On cherche le mouvement, la direction, l'élan — pas la taille.
4. La réalité opérationnelle
L'entreprise existe-t-elle vraiment ? Avez-vous des clients, des contrats, des commandes ? On préfère une activité modeste mais réelle à un projet ambitieux sur papier.
5. La structure juridique et comptable
Pas parfaite — mais il faut un minimum de structure. Une entreprise enregistrée, une comptabilité même simplifiée, des comptes bancaires professionnels. Ce sont des signaux de direction, pas de simples formalités.
6. La logique sectorielle et de marché
Le marché est-il réel ? Le positionnement est-il défendable ? On lit attentivement la dynamique du secteur — structure concurrentielle, marges, barrières à l'entrée, exposition au risque réglementaire ou matières premières.
7. L'engagement de l'équipe fondatrice
Les personnes clés sont-elles pleinement engagées dans cette entreprise ? Fondateurs à temps partiel, attention dispersée, succession floue — ce sont les signaux qui nous inquiètent le plus.
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